A la Bastille

Affiche

 

Une vingtaine de chansons d’Aristide Bruant constituent la base de ce spectacle entièrement interprété en direct par les trois comédiens-musiciens-chanteurs de la compagnie Fiat Lux.

On y retrouve le Paris des années 1900, quartier par quartier, de Grenelle à Montparnasse en passant par la place Maubert, les grands boulevards et bien sûr la Bastille.

Nous y évoquons des personnages hauts en couleur tels que " Nini peau de chien ", " Toto la Riflette " ou " La Filoche " dans une langue fleurie que n’aurait pas reniée Michel Audiard.









" Ell'me répond : la chose est grave,
On r'gard' deux fois avant d's'unir,
Vous avez l'nez comm un'bettrave
Franch'ment ça donne à réfléchir...
Et j'veux réfléchir !
Mon nez que j'lui dis, j'm'en honore !
Qu'il soit petit, grand ou moyen,
D'abord c'est un bon citoyen,
La preuve c'est qu'il est tricolore ! "


 

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Photos Jean Henry
 

A la Bastille - La presse

 

 

Fiat Lux a chanté le Paris des Faubourgs
Au théâtre de Moulins-la-Marche, la compagnie Fiat Lux avec son spectacle "A la Bastille" a entraîné le public dans le Paris des années vingt avec des chansons d'Aristide Bruant.
Les trois chanteurs et musiciens sont entrés par surprise dans la salle et se sont mêlés aux spectateurs, incitant chacun à se laisser aller au rythme des voix, parfois accompagnés d'un tuba et d'un harmonica.
Ils ont amusé le public en ajoutant aux textes des mimes cocasses pour aider à la compréhension de la langue fleurie de Bruant.
Ouest France


A la Bastille : le Paname de Bruant éclairé par Fiat Lux
Trois gars en marcel blanc, au béret vissé sur le crâne et à l'accent parisien, pour interpréter Aristide Bruant, chansonnier et grand poète des rues (1851-1925)... Les chanteurs comédiens de la compagnie briochine chantent a capella des histoires d'amour, de marlous des faubourgs, de belles greluches du bois de Boulogne...
Bref, des peintures de destins de cette époque lointaine qui, tout à coup, se trouvent remises en lumière grâce au talent de ces trois artistes, aux voix justes et complémentaires.
La mise en scène est sobre, inventive, ne se refusant pas quelques anachronismes, et d'autres effets comiques toujours bien dosés.
Le public a dégusté, chanson après chanson, la qualité de ce spectacle qui fait revivre le Paris des années 1900. L'apparition d'un tuba détourné en batterie jazzy, d'un harmonica, ajoutent de temps en temps au rythme et à la musicalité naturels de ces chansons populaires. On entend aussi parfois le son de l'orgue de barbarie, grâce au talent des chanteurs.
La légèreté et l'humour traversent des tranches de vie si bien dépeintes par Aristide Bruant, et Fiat Lux est superbement parvenu à mettre en valeur ce répertoire, pour le plus grand plaisir du public.
Le Telegramme

 

Trois hommes et trois voix pour Bruant
Une adaptation inhabituelle des chansons de Bruant qui nous entraîne dans une visite des quartiers de Paris et une rencontre avec ses habitants
Avec environ 20 chansons de Bruant, la compagnie Fiat Lux nous ramène dans le Paris des années 1900, avec ses quartiers bien référencés, et la vie qu’y mènent les petites gens, marlous à la petite semaine secoués par des histoires d’amour plus ou moins heureuses.
Avec une sélection de titres assez peu connus, le trio a choisi de redonner toute sa valeur au texte : chants a cappella à 1, 2 ou 3 voix, jeu d’acteur et mime pour aider à la compréhension de la langue fleurie d’argot de Bruant.
D’abord surpris par ce type d’interprétation, le spectateur se laisse glisser dans ce monde où des prolos qui jouent les fiers à bras mais peuvent fondre pour de beaux yeux côtoient d’anciennes prostituées, des bandits et où les choses se terminent souvent autour d’un verre de vin.
Loin de la caricature du prolo et de la gouaille parisienne, le trio (Vincent Burlot, Eddy Del Pino et Michel Hermouët) redonne toute leur sensibilité à ces mots du temps passé, pourtant si proche du nôtre. Douceur, émotion et talents divers, les trois chanteurs développent une multitude de talents pour nous offrir un spectacle à la fois frais et émouvant où l’humour garde sa place sans tout envahir...-
Lydie MALLET - La Marseillaise du Vaucluse

 

Des airs de Paris et des faubourgs
Au fil de vingt chansons d’Aristide Bruant, ce spectacle prouve qu’on peut être à Avignon et visiter en même temps le Paris des années 60 : “La Goutte d’or”, “Montmartre”, “La Bastille”...
Sur scène, trois chanteurs interprètent a cappella des titres peu connus mais n’oublient pas pour autant “Nini peau de chien”. On les écoute, surpris au départ de l’absence d’instruments mais très vite l’espace résonne de polyphonies, de bruitage produit avec leur bouche, de variations dans les timbres de voix, de choeurs ou solos...
On les regarde car ils jouent avec le public, le sollicitent, lui adressent des petits clins d’oeil coquins, miment. La scène se peuple peu à peu de prostituées au grand coeur, de bandits, et le trio (marcel blanc et pantalon noir) continue son tour de chant hors du commun avec juste ce qu’il faut de nostalgie.
Michèle VILLON - Le Midi Libre

 

Chantons l'Aristide !
Aristide Bruant a le prénom qui sonne autrefois. Chansonnier, il a laissé quelques airs de naphtaline dans nos mémoires. Ses chansons étaient au centre d'un spectacle donné par la Compagnie Fiat Lux à Présence Pasteur intitulé "A la Bastille".
Entrent en scène trois types. Même dégaine, même gabarit, ces trois-là font les macs et ils ont fière allure : marcels blancs, bérets noirs, l'oeil bleu-vif, la moustache fine et l'accent qui traîne, ils sont côte à côte, tout en mimes, dégainant vite fait de faux couteaux à cran qui font peur aux cols blancs.
Paris 1900. T''es d'quel quartier ? D'où qu'tu traînes ? Ménilmontant ou La Bastille ? Pas une histoire qui n'ait sa place, sa rue, son rade en toile de fond. Pas une histoire qui n'ait sa gueuze, l'amour au coeur de la vie.
Et tout ça en chansons et faut qu'ça rime ! Les voilà qui nous embarquent en rythme dans les matins blèmes et froids des pauvres gens heureux, dans les guinguettes et les larcins, avec les jolies filles ! Ils y mettent l'accent. En chansons ! Ils jouent à des trois voix justes et difficiles. Ils savent l'art de la fugue et les refrains en coeur. Comme la vie qui déroule ses humeurs.
Véronique MICHAUD - Sud Théâtre

 
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