L’Origine du Monde

Théâtre gestuel masqué / récit

Tout public

 

Conception et mise en scène Didier Guyon
Avec I-An Su et deux autres comédiennes (distribution en cours)

Création de masques Barbara Gay

Bande son : Didier Guyon et Pierre-Louis Carsin

 

Production
Compagnie Fiat Lux

 

Coproductions

L’Odyssée – Scène conventionnée de Périgueux – Institut national des Arts du Mime et du Geste (24)

Association 4 ass’ plus, Concarneau (29)

Théâtre du Pays de Morlaix (29)

Centre culturel Juliette Drouet (35)

D’autres coproductions sont en cours de discussion.

 

Partenaires
Le volume, Vern sur Seiche

D’autres partenariats sont en cours de discussion.

 

Résidences

Théâtre du Pays de Morlaix (29)

Odyssée de Périgueux (24)

4 ass plus
Chez Robert à Pordic (22)

7bis&Cies – lieu mutualisé de création de Saint-Brieuc Agglomération (22)

Palais des Congrès et de la Culture de Loudéac (22)

 

Soutien

Saint-Brieuc Agglomération

La compagnie Fiat Lux est subventionnée par
Le Conseil Régional de Bretagne
Le Conseil Général des Côtes d’Armor
La Ville de Saint-Brieuc

 


 

Le projet

Après un travail de collectage de paroles réalisé auprès de personnes âgées ayant abouti au spectacle « Dis-moi », créé en mars 2016, Didier Guyon a souhaité poursuivre cette nouvelle approche mêlant témoignages authentiques et geste artistique en allant recueillir, cette fois, des paroles exclusivement féminines.

Pour ce spectacle il s’agit, là encore, de faire entendre une parole pas toujours très audible. Si les femmes représentent la moitié de l’humanité on a du mal (c’est un euphémisme) à retrouver cette parité dans le monde du travail au niveau des postes à responsabilité, dans les médias, en politique…

Issue de la préhistoire où la loi du plus fort régnait, maintenue vivace par les religions, la domination du genre masculin est inscrite au plus profond de nos inconscients à travers les règles de conjugaison par exemple (le masculin l’emporte sur le féminin).

Cette prétendue (en un seul mot, bien sûr) supériorité des hommes commence à révéler son imposture et est enfin mise en cause par celles et ceux d’entre nous qui aspirent à l’égalité et au respect des êtres humains sans discrimination de quelque nature que ce soit.

Pour autant ce spectacle, comme dit la chanson, ne sera « pas un manifeste pas même un sermon, encore moins une messe. »

Donner la parole à des femmes, c’est, d’abord, participer humblement à ce mouvement qui vise à réduire les inégalités entre les femmes et les hommes.

C’est faire entendre des paroles authentiques, simples, drôles, tragiques et belles.

C’est plonger au cœur de l’humain féminin, et, loin de tout discours prosélyte ou didactique, révéler des moments de vie, personnels, intimes voire secrets.

C’est donner à ressentir le caractère universel de ces voix, d’ici ou d’ailleurs, qui vibrent et résonnent en nous tous.

C’est aussi casser les clichés et idées reçues qui s’imposent à nous sans que nous en ayons toujours totalement conscience.

Et briser quelques tabous.

Il y aura une grande mixité dans les personnes interrogées. Une mixité générationnelle et aussi sociale ethnique et culturelle.

 

Le processus créatif

Ce collectage de paroles de femmes a débuté en janvier 2017.

La première représentation de l’Origine du monde aura lieu en mai 2019.

Entre ces deux dates le processus de création va se développer. Le mode opératoire sera identique à celui utilisé pour « Dis-moi » : D’abord enregistrer des témoignages (entre une heure et une heure et demie chacun), puis les écouter, les réécouter et les réécouter encore. En extraire la substantifique moelle, ce qui passe par un travail de montage sonore plus ou moins complexe et explorer les différentes actions possibles sur scène correspondant à ces extraits sonores. Au total entre cinquante et quatre vingts femmes seront interviewées.

La spécificité de ce processus conduit le metteur en scène/auteur à construire la dramaturgie de son spectacle à partir ces témoignages et donc, même s’il a des intuitions il ne peut prévoir ce qui va lui être dit et, dans ce qui va lui être dit, ce dont il pourra se saisir pour accorder le sens des mots et la mise en scène.

Sur le plan artistique c’est une forme qui mêle documentaire et fiction. La particularité de cette démarche réside dans le fait que ces témoignages sont restitués sur scène par la bande son. Les spectateurs entendent les voix des personnes enregistrées tandis que des acteurs en costumes et portant des masques évoluent sur la scène.

Ces différentes voix vont toutes se retrouver, se mêler, dans un même lieu, un lieu propice aux confidences entre femmes, loin des oreilles masculines. Un lieu où l’absence de testostérone rend la parole plus libre, plus crue, plus relâchée. Nous pourrons accéder à une intimité rare. Les extraits de ces témoignages seront sélectionnés en fonction de l’humanité et de la sincérité qui s’en dégagent. Ils aborderont principalement des thématiques propres à la condition féminine.

Les trois comédiennes, formées au mime, au théâtre et à la danse, feront résonner ces voix. Elles incarneront ces tranches de vies, ces souffrances comme ces joies. La rencontre entre ces voix authentiques et ces masques larvaires, comme des opposés qui se complètent, renforcera à la fois la puissance des mots, livrés sans filtre, et l’évocation des corps.


Son fonctionnement

Les coproducteurs et partenaires mettront Didier Guyon en lien avec les personnes de leur territoire à interviewer. Ils pourront s’appuyer sur des associations de leur ville s’occupant de femmes en difficultés, du planning familial ou des personnes connues par eux, ou par le personnel de leur établissement, pouvant apporter un témoignage intéressant sur leur vie passée ou à venir. Plus largement toutes les femmes qui veulent se confier sur leurs rêves, la maternité, les règles, la ménopause, leur rapport à l’amour, à la sexualité, à l’autre …) seront les bienvenues.

Déroulement type d’une action :

1) Résidence d’enregistrement : Didier Guyon vient passer quelques jours dans un territoire et enregistre les femmes avec qui il aura été mis en relation.

2) Retour à St Brieuc pour le dérushage et montage du ou des extraits choisis. Ecriture de la ou des scènes.

3) Retour dans la salle partenaire pour une résidence de création. Répétition de la ou des scènes avec les artistes. A la fin de la résidence présentation du travail en cours devant les personnes ayant été enregistrées et leurs amis plus le personnel du théâtre qui nous accueille et leurs invités (spectateurs assidus ou abonnés, services culturels des différentes instituions partenaires, associations sensibilisées ou travaillant dans le domaine des aides apportées aux femmes, ainsi que leurs adhérentes ou résidentes, etc.).

A la suite de la présentation de cette étape de travail, dialogue entre les artistes et les personnes présentes.

 

Calendrier

De janvier 2017 à décembre 2018

Enregistrements de témoignage et montage des extraits sonores sélectionnés.

Juillet 2017 Première tranche de travail pour la réalisation des masques (entre 5 et 7)

De janvier 2018 à avril 2019 résidences de création chez nos partenaires et présentations de travail en cours. Suite de la réalisation des masques.

 

Sa diffusion

Mai 2019 à juin 2019 Création du spectacle et tournées chez nos coproducteurs et les lieux ayant pré acheté le spectacle.

Juillet 2019 : Festival d’Avignon

À partir de septembre 2019 : Tournées