Le GLAM

L’appellation « Arts du mime et du geste » affirme la pluralité, la diversité et l’inventivité de la création contemporaine dans ce domaine.

À l’heure où les différentes disciplines artistiques conversent et se mêlent, de nouvelles écritures théâtrales apparaissent. Parmi elles, un théâtre qui repose sur le langage du corps et le mouvement dramatique, que certains appellent théâtre gestuel, d’autres mime, théâtre physique ou visuel, d’autres encore théâtre du geste et de l’image.

Depuis l’arrivée des comédiens italiens à partir du 16e siècle, la France est devenue l’un des pays phares du mime et de la gestuelle théâtrale. Le mime et le geste on traversé le 18e siècle avec le théâtre de foire, puis le 19e siècle avec la pantomime blanche, la figure de Pierrot de Debureau et de sa descendance.

Développé par des compagnies au travail novateur, en pleine expansion à l’échelle internationale, ce courant théâtral est aussi l’héritier de toute une lignée de grands maîtres du 20e siècle : Etienne Decroux, Jacques Lecoq, Marcel Marceau, et Henryk Tomaszewski, figures tutélaires aujourd’hui disparues.

Artistes, pédagogues, directeurs de compagnies et de théâtres, s’interrogent sur ces savoir-faire et ces esthétiques et leur rapport avec la création contemporaine.

Coordonné par le Centre national du Théâtre et présidé par Pierre Chambert, un comité de pilotage a organisé, le 1er décembre 2008, une « Journée des Arts du mime et du geste » au Théâtre du Vieux-Colombier, qui a permis de dresser un état des lieux et d’ouvrir des perspectives tant artistiques qu’institutionnelles.

Pour faire suite au succès de cette journée, un groupe de liaison des Arts du mime et du geste (GLAM) a été créé. Ce dernier réfléchit à des mesures précises et concrètes pour favoriser la création contemporaine, sa diffusion, la formation et la mise en réseau dans ce domaine aujourd’hui. Le GLAM a notamment oeuvré à l’organisation d’un temps fort, du 16 au 19 juillet, dans le cadre du Festival d’Avignon 2010.