Didier Guyon

© Isabelle VAILLANT

Né en 1956, Didier Guyon commence la pratique du théâtre à 17 ans, dans une compagnie « théâtre-rêve » qu’il fonde avec des amis lycéens à Dijon. Il y écrit et met en scène sa première pièce sur le « non-sens », avant de rejoindre un atelier du lycée, animé par le « Grenier de Bourgogne ». Il intégrera cette compagnie l’année suivante.

Pendant quatre années, alors étudiant en médecine, puis à l’UEREPS, il s’investit dans le théâtre. Les tournées sont nombreuses, les spectacles très différents : classiques, contemporains, poétiques… A quelques mois du CAPEPS, il choisit de renoncer à une carrière de professeur d’éducation physique et sportive pour se consacrer totalement au théâtre, au sein du « Grenier de Bourgogne » désormais troupe professionnelle dont sont issus, entre autres, François Le Pillouër, Dominique Pitoiset, Sylvie Hériot, Marcel Bozonnet…
C’est avec le spectacle fondateur de cette jeune compagnie professionnelle « 4 sans clowns » que Didier Guyon goûte pour la première fois au théâtre humoristique. Ce sera un tournant important dans son parcours.

En 1980, après un stage remarqué à l’Odin Teatret il passe les sélections de l’école internationale d’anthropologie théâtrale (l’ISTA, dirigée par Eugenio Barba). Cette formation réunit 50 personnes de 25 nationalités différentes. La formation y est multiculturelle (pédagogues balinais, indiens, japonais et chinois), et toujours basée sur le travail corporel (footing, exercices particuliers sur le mouvement, la danse, le théâtre…). Il continuera cette expérience en participant l’année suivante à un laboratoire de création autour de Don Juan à l’Odin Teatret à l’invitation d’Eugenio Barba. Il y travaille toujours le training ainsi que le mime avec Igmar Lindt, un élève d’Etienne Decroux. Il est également remarqué pour son aisance dans le travail du rythme encadré par la péruvienne Victoria Santa Cruz.

Dès son retour en France il fonde sa propre compagnie « Contact-théâtre », au sein de laquelle il crée un spectacle de clowns sans parole « Vent fou sur une oasis ». Cette création est fortement repérée et tourne en France, en Italie et au Danemark. Puis Didier Guyon crée plusieurs spectacles burlesques muets et visuels. Le nez rouge était tombé mais l’esprit était toujours là.

Appelé à venir travailler comme acteur en Bretagne il abandonnera Contact théâtre et, pour un temps, l’écriture et la mise en scène pour mieux y revenir en 1990 où, désireux de s’affirmer dans le registre qui lui est propre, il fonde la compagnie Fiat Lux à Saint-Brieuc.