Didier Guyon![]() Un choix sans équivoque Né en 1956, Didier Guyon commence la pratique du théâtre, dans une compagnie « théâtre-rêve » qu'il fonde avec des amis lycéens à Dijon. Il y écrit et met en scène sa première pièce sur le « non-sens », avant de rejoindre un atelier du lycée, animé par le « Grenier de Bourgogne ». Il intégrera cette compagnie l'année suivante. Pendant quatre années, alors étudiant en médecine, puis à l'UEREPS, il s’investit dans le théâtre. Les tournées sont nombreuses, les spectacles très différents : classiques, contemporains, poétiques... A quelques mois du CAPEPS, il choisit de renoncer à une carrière de professeur d’éducation physique et sportive pour se consacrer totalement au théâtre, au sein du « Grenier de Bourgogne » désormais troupe professionnelle dont sont issus, entre autres, François Le Pillouër, Dominique Pitoiset, Philippe Goyart, Marcel Bozonnet... C'est avec le spectacle fondateur de cette jeune compagnie professionnelle « 4 sans clowns » que Didier Guyon goûte pour la première fois au théâtre humoristique. Ce sera un tournant important dans son parcours. Un passage remarqué à l’Odin Teatret En 1980, l'équipe se dissout. Didier Guyon quitte la compagnie. Après un stage remarqué à l'Odin Teatret il passe alors les sélections de l’école internationale d’anthropologie théâtrale de Bonn (l'ISTA, créée par Eugenio Barba). Cette formation réunit 50 personnes de 25 nationalités différentes. La formation y est multiculturelle (pédagogues balinais, indiens, japonais et chinois), et toujours basée sur le travail corporel (footing, exercices particuliers sur le mouvement, la danse, le théâtre...). Il continuera cette expérience en participant à un laboratoire de création à l'Odin Teatret à l'invitation d'Eugenio Barba. Il y travaille toujours le training ainsi que le mime avec Igmar Lindt, un élève d'Etienne Decroux, comme Jacques Lecoq et Marcel Marceau. Il est également remarqué pour son aisance dans le travail du rythme encadré par la péruvienne Victoria Santa Cruz. Le vent fou du burlesque Dès son retour en France il fonde sa propre compagnie « Contact-théâtre », au sein de laquelle il crée un spectacle de clowns « Vent fou sur une oasis ». Cette création est fortement repérée et tourne en France, en Italie et au Danemark. Puis Didier Guyon crée plusieurs spectacles burlesques muets et visuels. Le nez rouge était tombé mais l'esprit était toujours là. Il rejoindra ensuite en Bretagne les compagnies Tuchenn et Folle Pensée avec lesquelles il travaille successivement jusqu'en 1990. Que la lumière soit En 1990, désireux de s’affirmer dans le registre qui lui est propre, il fonde alors sa compagnie Fiat Lux, à Saint-Brieuc. |


