Voyage en afrique, l'extra balle - ThèmeThere are no translations available.
Lecture Mise en voix Didier Guyon avec 4 comédiens (photo DR)
De quoi s'agit-il ? L’association Extra-Balle s’occupe de jeunes de 13 à 17 ans en grande difficulté d'intégration scolaire, sociale, et pour lesquels le cadre normalisé des structures traditionnelles ne permet pas la poursuite des objectifs scolaires ou d'insertion professionnelle. Ces jeunes partent en stage en Afrique avant de revenir en France pour se réinsérer dans la vie scolaire ou professionnelle. À l’occasion de ses 10 ans, l’association a eu l’idée de faire recueillir par Marc Saada, écrivain public, la parole de quatre de ces jeunes et celle d’intervenants divers (animateurs, personnel encadrant, etc.). Un livre en a été tiré, accompagné d’un dvd relatant l’expérience. Est né alors le projet de faire entendre le témoignage de ces quatre jeunes par des lectures publiques. À qui s'adresse Voyage en Afrique, l'extra balle ? L'histoire d'Extra-Balle, si elle est exemplaire, peut-être lue au sens large comme une bouleversante métaphore du passage à l'âge adulte, de l'ouverture à l'Autre et de l'acceptation de soi. Formidable appel à vaincre la fatalité, elle touche bien entendu les jeunes qui connaissent eux-mêmes des difficultés d'intégration, les pédagogues et personnels encadrants concernés. Elle a ému des détenus de tous âges de la maison d'arrêt de Saint-Brieuc. Évocation touchante et drôle de l'adolescence, elle interpelle aussi les jeunes de toutes origines sociales, pour ce qu'ils y reconnaîtront d'eux-mêmes, et découvriront des Autres. |
Voyage en Afrique, l'extra balle - La presseThere are no translations available. (...) Texte émouvant, touchant et drôle Ouest France - 2 octobre 2009 Des témoignages réels et poignants (...) Le Télégramme - 10 octobre 2009 Extra-Balle. Un séjour en Afrique pour rebondir Extra-Balle, structure d'accueil non traditionnelle pour jeunes en difficultés, basée à Ploumagoar, près de Guingamp, fêtera vendredi ses dix ans d'existence. Son fil conducteur, les séjours de rupture en Afrique.C'est seulement parce que ça ne fonctionne pas ailleurs que la solution Extra-Balle peut être proposée à des jeunes âgés de 13 à 17 ans, garçons ou filles venant des cités de toute la France. Un parcours chaotique, déscolarisés, sans projet, ils sont la plupart du temps passés de famille d'accueil en famille d'accueil, de foyer en foyer. Le juge des enfants a dit stop « Je sentais bien que je déconnais, à cause de mes problèmes de famille. C'est pour ça que le juge des enfants a dit "stop" et il m'a parlé d'Extra-Balle », raconte une des jeunes dans le livret de témoignages édité par le conseil général des Côtes-d'Armor à l'occasion des dix de l'association (*). « Soit tu vas à Extra-Balle, soit tu pars en maison de correction à Rennes. Tu parles d'un choix ! (...) Tout ce qu'il m'a dit, c'est tu vas passer six semaines au centre et après tu pars en Afrique. Tu réfléchis, on en reparlera. Moi je me suis barrée, je suis pas revenue. J'avais pas envie d'aller en Afrique... ». Extra-Balle est une structure d'accueil non traditionnelle, mais aux règles strictes, acceptées par le jeune. « On ne fugue pas d'Extra-Balle, on s'en va ». La pédagogie est basée sur le volontariat et, surtout, la volonté d'avancer. Tous n'iront donc pas en Afrique. Sur les 375 jeunes accueillis depuis 1998, seulement 266 sont partis, au Mali ou au Burkina. Préparé au voyage, chaque jeune est ensuite accueilli sur place par « un grand frère » qui va l'emmener dans sa famille, avec qui il va voyager, accomplir « un exploit » (gagner Tombouctou en utilisant tous les moyens de transport locaux, par exemple), travailler ou retourner à l'école. « Ce n'est pas le Club Med et le billet d'avion pour Bamako est vite amorti, avec le coût très modique des transports et de la vie en Afrique », notent les éducateurs. Le concept de rupture Le concept de ces séjours de rupture a été imaginé par Dominique Richer, décédé subitement en 2002, à l'âge de 38 ans. C'est après avoir passé plusieurs années à travailler avec les enfants des rues au Mali qu'il a eu l'idée d'utiliser la réalité de l'Afrique pour permettre aux jeunes de cheminer dans leur propre vie. « C'était quelqu'un qui avait une idée géniale tous les jours, quelqu'un de passionné, qui aimait le défi », raconte Martine Le Moal, directrice, à ses côtés depuis le début d'Extra-balle, comme plusieurs éducateurs. L'association lui a survécu et compte aujourd'hui une quinzaine de salariés. Installée à Plélo, puis au village de Nervet-Hir en Ploumagoar, la structure a l'esprit d'une maison et non d'un foyer. Côté jardin, un totem veille sur tous les jeunes qui s'y sont succédé. Tous y ont laissé leur marque, tailladée dans le bois. * Dans « Totem de papier », Marc Saada, écrivain public, a recueilli le témoignage de jeunes. Vendredi, ces textes seront mis en scène par la compagnie Fiat Lux de Saint-Brieuc. Un film de 26 mn sera également dévoilé au public . Le Télégramme - 10 septembre 2008 Voyage en Afrique, l'extra balle - ExtraitThere are no translations available.
" [...] La fille que je suis maintenant n'a plus rien à voir avec celle d'avant l'Afrique. Mes parents, quand ils m'ont retrouvée, ils ont halluciné. Ils m'ont dit tu as trop changé. Même les éducateurs ici m'ont dit pareil, ils en revenaient pas de mon changement, et pas seulement dans ma tête. Avant je m'habillais comme un mec, j'étais un vrai mec, jogging, pantalon dans les chaussettes, survêt', capuche, bandana, et je parlais comme un mec... J'étais un vrai mec. Je suis redevenue une fille, je sais pas pourquoi, mais c'est ce qui s'est passé. Avant j'avais jamais mis une jupe. À mon retour d'Afrique, un jour dans un magasin, j'ai vu une jupe, je l'ai trouvée jolie, je l'ai achetée et je l'ai mise. C'était la première fois que je mettais une jupe. Quand ma mère m'a vue en jupe, elle a pleuré, mon père aussi. Ils m'avaient jamais vue en jupe. Enfin, en Afrique j'avais déjà commencé un peu à m'habiller en fille, mais c'est surtout en rentrant que ça m'a pris. [...] " Voyage Afrique, l'extra balle - Fiche techniqueThere are no translations available. Lecture par 2 comédiennes et 2 comédiens DURÉE : 1 heure TECHNIQUE : 4 chaises 4 micros + amplification en fonction de la salle CONDITIONS FINANCIÈRES : Nous contacter. |


