Don Cristo Loco - PresseThere are no translations available. Adaptation libre du Journal de bord et autres récits de Don Cristobal Colomb pour cette fable cruelle et poétique, petit théâtre de mains et d'objets Mains surprenantes par leur dextérité, leur habileté à se transformer en moult petits personnages, à se mouvoir de manière expressive, à se mettre à l'unisson pour d'élégantes chorégraphies au rythme du tango ; objets étonnants encore par leur inventivité, comme la théière volante à roulettes de Don Cristo composée d'ustensiles récupérés et assemblés, comme le tapis roulant surtout, sur lequel vont défiler cinq décors différents.
Le personnage principal débarque sur une terre nouvelle en conquérant, mais il va se heurter à d'autres personnages bizarres qui grouillent ici : chacun, pour défendre son territoire, essayera de devenir le prédateur de l'autre. Le propos soulève des problématiques qui résonnent avec la société contemporaine, invitent à une réflexion sur la place de l'individu en son sein, mais malgré la gravité du sujet il est toujours traité avec humour et poésie. Demeure, sous-jacente, une note d'espoir, l'émergence d'un idéal de partage et de respect de l'autre.
L'Alsace, mai 2007
Don Cristo Loco, un récit délirant inspiré du journal de bord de Christophe Colomb.
Dans ce spectacle de théâtre de mains et d'objets, point de caravelle, mais une bouilloire vaisseau spatial, point d'Amérique, mais une planète inconnue, point de Christophe Colomb, mais une drôle de bestiole aventurière. […]
Très vite, les manipulateurs et les mains s'effacent pour laisser la place à une foule de personnages plus loufoques les uns que les autres. On découvre ainsi, après l'atterrissage de la bouilloire, que la planète n'est pas aussi déserte qu'on veut bien le croire. Mais où vont-ils chercher tout ça ? Des dés à coudre, des patins à roulettes, un pull en forme de toile d'araignée, et quand il faut traverser un désert, une vieille couverture fera l'affaire. L'imagination sans limite des créateurs a fait des merveilles. Les spectateurs ont ainsi pu suivre une bestiole bizarre dans son expédition périlleuse à la rencontre d'habitants tout aussi étranges. Le spectacle a été longuement applaudi à deux mains, et on en aurait bien repris… un doigt.
Les Dernières Nouvelles d'Alsace, février 2008
À la conquête du Nouveau Monde
Don Cristo comme le vrai nom de Christophe Colomb, Loco comme fou en espagnol… Don Cristo Loco : une épopée tragi-comique qui renvoie aux heures les plus noires de la conquête du Nouveau Monde, menée tambour battant par des manipulateurs épatants.
C'est en lisant le journal de bord de Colomb que Jean-Luc Ronget a trouvé le thème de son nouveau spectacle. Les anecdotes relevées par l'explorateur lui ont fourni la matière de son récit ; les techniques expérimentées lors de son précédent spectacle, Tékimoi, lui en ont donné la forme : Don Cristo Loco s'inscrit dans la tradition très contemporaine du théâtre de mains et d'objets. Un genre qui, bien maîtrisé, n'a pas son pareil pour exciter l'imagination…
Et dès le début, on y croit presque. En quelques secondes, les mains des manipulateurs s'effacent pour laisser place à de singuliers personnages. La suggestivité des décors, entraînés de droite à gauche par un tapis roulant, fait le reste : une plage sur laquelle accoste un vaisseau spatial en forme de cafetière, un sol de cuisine où traîne un vieux cabas, une forêt de gants en caoutchouc… Et toujours ce conquistador agité, qui va consciencieusement essayer de ramasser tout ce qu'il peut en composant avec la faune locale : vers farceurs, émeux dansants, bestioles apprivoisables et prédateurs vindicatifs. C'est drôle, vivement mené et souvent grinçant. Pour enrober le tout, Philippe Poisse a composé une musique empruntant beaucoup à la salsa, dont le rythme renforce encore la mise en scène très inventive de Didier Guyon.
Les Dernières Nouvelles d'Alsace, avril 2008 Les enfants ont beaucoup apprécié le spectacle. Le premier indicateur qui est parlant pour nous, c'est qu'il n'y a pas eu d'intervention à faire, ils n'ont jamais décroché. Leurs applaudissements spontanés à la fin montrent qu'ils sont totalement entrés dans le jeu proposé et qu'ils ont bien compris la chute. L'entretien que j'ai eu avec eux l'a confirmé. Si aucun d'entre eux n'a évoqué Christophe Colomb (il faudra revoir notre enseignement de l'histoire...), tous ont perçu l'idée de conquête, de non respect des différences, d'intolérance, de violence gratuite, de découverte de l'inconnu. Aucun doute non plus sur la suite des évènements, et ils ont bien compris que la fin est un commencement.
Sur le plan technique, ils ont bien "décortiqué" les accessoires et une partie des moyens techniques (obscurité, bruitage décalé, tapis roulant).
Ils ne se sont pas trompés non plus sur le fait que ce spectacle drôle, évoque une réalité dramatique.
[…]
Bravo pour votre travail !
Témoignage d'un professeur des écoles, mai 2011 |

